L’intelligence artificielle est de plus en plus présente dans le processus de recrutement et les chercheurs d’emploi n’en ont pas forcément conscience.

Elle permet notamment de procéder à des analyses poussées sur les candidats. Par exemple le temps de parole, les hochements de la tête, les expressions faciales, le ton de la voix…

Certaines sociétés l’utilisent déjà dans la présélection des candidats. L’Intelligence Artificielle leur permet de faire un premier tri parmi les CV et de choisir un profil qui se détache du lot.

Témoignage – Paru dans la revue “PANORAMA” – Édition 02/2020

«Lorsqu’ils regardent la première vidéo, ils effacent tout»

La société Di Marino Consulting, spécialisée en ressources humaines et en gestion de carrière, a collaboré au développement du logiciel Job Interview Training. Veronica Di Marino, directrice et coach, l’emploie depuis deux ans avec ses clients.

L’hyper-investissement émotionnel est un conditionnement puissant, dont il est parfois difficile de s’en rendre compte. Ce qui va indiquer progressivement à la personne qu’elle est en hyper-investissement, c’est son stress.

Il s’agit d’un comportement à tendance obsessionnelle qui entre dans le cadre des addictions comportementales. Et cette dernière est néfaste, car elle fait le lit des formes majeures des risques humains et des troubles psychosociaux.

Magazine “Demain”, Chambre vaudoise du commerce et de l’industrie
Avril 2019

“Les Ressources humaines sont, comme bien d’autres domaines d’activités, concernées par l’émergence de l’intelligence artificielle.
Cette évolution irréversible ne doit pourtant pas faire passer l’Homme au second plan, défend une spécialiste du secteur.”

A l’horizon 2025, il semblerait que la génération Y représentera le 75 % de la main-d’œuvre mondiale. Toutefois, actuellement, le management compterait une majorité de représentants de la génération d’avant, les X.

Dans le contexte de l’entreprise, pensez-vous que la « menace du stéréotype » s’applique particulièrement à la génération Y, à savoir la crainte être jugé ou perçu comme rebelle, au sens trop indépendant et pas assez traditionnel ?

Par conséquent, quand un représentant de la génération Y se retrouve manager, n’est-ce pas doublement « challenging » ?

Comprendre les X et se faire comprendre en tant qu’Y?

Tout d’abord, je ne pense pas que la menace du stéréotype s’applique particulièrement aux personnes de la génération Y. Comme vous l’avez relevé, les managers sont pour l’instant majoritairement des représentants de la génération X alors que la génération Y prendra gentiment le relai à l’horizon 2025.